Brèves de conseil

La défense des services publics : un vœu pas pieux ! !

Voici le vœu que les élus d’AC ont fait voter au conseil municipal d’octobre 2004, en soutien aux salariés du bureau de Poste de La Fourche, et qui a été adopté à l’unanimité :

Dans une logique purement comptable visant à terme à réduire ses effectifs ou à les redistribuer sur des secteurs « rentables », la direction de La Poste met en place une réorganisation de son réseau qui va se traduire au niveau national par la suppression de 6000 bureaux de poste. De nombreux maires de France, soutenus par les usagers, protestent contre la dégradation de la qualité de vie et la détérioration du tissu social que va entraîner la disparition des services publics sur leur commune.

A Clamart, cette réorganisation a déjà eu pour conséquence la disparition de 2,5 emplois sur le bureau du Petit Clamart avec une fermeture entre 12h00 et 14h00, et de 2 emplois à Clamart Principal. Et ce n’est pas fini : c’est maintenant le bureau de la Fourche qui est touché avec la suppression de 2 emplois. Les effets de ces réductions d’effectifs sont bien connus : allongement des files d’attente, allongement des délais de nombreux services, exaspération des usagers, surmenage et épuisement des salariés... Les salariés de ce bureau, qui craignent à juste titre une dégradation de leurs conditions de travail et du service rendu aux usagers, se sont mis en grève. La population de Clamart leur a apporté son soutien au travers d’une pétition qui a recueilli 900 signatures.

Le  Conseil municipal de Clamart, qui partage les inquiétudes de la population et des salariés du bureau de Poste de la Fourche, demande :

le maintien des effectifs de ce bureau de Poste

l’organisation par la commune d’une rencontre publique entre la direction de La Poste, M. le Maire, les usagers et les salariés de La Poste, afin que soit discuté et défendu l’avenir de La Poste sur notre commune.

Mais nous attendons maintenant que ce vœu ne reste pas pieux (ce qui n’est pas du genre de la maison !) et que cette réunion publique soit réellement organisée....

Clamart n’arrive pas à dépenser ses crédits d’aide sociale !

Autant pour la construction de 2 médiathèques et la remise à neuf du centre Jean Arp les dépenses vont bon train, autant la mairie manque nettement d’imagination pour dépenser le « Fonds Local d’Aide aux Jeunes ». Ce fonds qui est destiné à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes en difficulté (possibilité d’attribuer des aides au logement, au transport, au passage du permis de conduire, à la formation...) est alimenté par le département et la commune. Il se montait en 2003 à 10 500 malheureux euros. Eh bien, devinez quoi ? A la fin de l’année, il restait 4 400 euros non dépensés ! Il n’y aurait pas de jeunes en difficulté à Clamart ? Au conseil municipal d’Octobre 2004, les élus d’AC ont réitéré leur étonnement de cette situation, ont redemandé que les jeunes soient informés de l’existence de ce fonds et que les institutions en charge de son attribution fassent preuve d’un peu plus de dynamisme...

Pour intégrer la nouvelle maison de retraite de Clamart : être riche et bien portant ! !

Le maire et ses élus ont décidé de vendre un terrain de la rue du Trosy à la société GDP Vendôme pour la somme de 2 770 000 euros. Multiples projets d’équipements obligent : il faut trouver des sous ! Mais cette société, dont le but, on s’en doute bien, n’est pas la charité sociale, n’avait proposé dans un 1er temps que 10% de places pouvant bénéficier de l’aide sociale. Pour les autres, tarif à prévoir : environ 2700euros (18 000 francs) par mois. De plus, le personnel d’encadrement se limiterait au minimum requis par la loi, à savoir : 1 infirmière pour 92 pensionnaires et un agent pour 10 personnes. Les élus d’AC ont protesté lors du conseil de mars 2004, faisant reporté le projet. Lors de la séance de juin 2004, le maire annonce que le taux de places avec aide sociale est porté à 25%, mais estime que « l’encadrement proposé est au-delà des normes [...], que le prix de journée demandé est important, et donc il y a là une qualité de service... ». Les dirigeants de la société Vendôme, eux, nous avaient plus honnêtement dits que ce qu’ils appliqueraient en terme d’encadrement s’appelle « le minimum requis » ! Pour une maison se proposant d’accueillir des « personnes âgées dépendantes » cela nous a paru nettement insuffisant. Nous n’avons pas soutenu ce projet (abstention).

Programme « démocratie locale » : on passe à la phase « essorage ». A quand la vidange définitive ?

Aucun conseil de quartier n’a été invité au conseil municipal comme le règlement intérieur le demande. Le représentant de la droite clamartoise a été exclu du conseil d’administration de l’office HLM. Et maintenant on réduit le nombre de commissions municipales de 10 à 4. Extrait d’intervention clamartienne au conseil de juin 2004 : « M. le maire avait déclaré qu’il  fallait modifier le mode de fonctionnement des commissions afin de les rendre plus vivantes avec des débats et des délibérations préalables aux prises de décision municipale. Lors de la dernière réunion de la commission « petite enfance/enfance/vie scolaire et sociale », l’ordre du jour était le suivant : discuter du lot de produits carnés frais, du lot de volaille gibier/lapin, du lot de charcuterie, du lot de pâtisserie/charcuterie fraîche, du lot viande cuite, du lot poissonnerie... Après avoir longtemps douté de l’utilité de ma présence à cette commission au vu de ce fastueux ordre du jour, je m’y suis rendu. Heureusement, M. Garcia, directeur de la cuisine centrale, a donné des explications sur ces lots, mais surtout sur le devenir possible de la restauration municipale ! Pourquoi ce sujet important n’est jamais à l’ordre du jour de cette commission ? N’est-il pas du devoir du président de cette commission d’organiser ce débat ?... ». Le Maire n’a pas répondu à ce point. Les élus d’AC ont voté contre la diminution du nombre des commissions qui ne s’accompagne d’aucun réel souci de voir améliorer leur mode de fonctionnement : les heures où elles se tiennent sont faites pour les retraités, les dossiers sont incomplets voire absents, les thèmes les plus importants ne font pas l’objet de débat ou sont abordés juste avant le conseil...

Clamartois, par pitié, venez au Conseil Municipal !

Les élus Clamartiens ont bien regretté l’absence de public lors du conseil municipal du 16/12/2004. Et l’absence d’un petit jeu de belote pour tuer le temps, durant les interminables interruptions de séance provoquées par le Maire ! Celui-ci n’a en effet pas supporté que 2000 Clamartois réclament récemment la tenue d’un référendum. Il a donc décidé de se faire un petit cadeau de Noël en modifiant le règlement intérieur du conseil municipal pour que cela ne se reproduise plus. C’est vrai, quoi, c’est fatiguant tous ces citoyens qui veulent donner leur avis ! La démocratie participative, ça fait bien dans un programme électoral, mais après, il ne faudrait pas que les gens prennent ça au sérieux et se mettent à se mêler de ce qui ne les regarde pas ! Donc le Maire, après un déballage d’arguties dont nous vous ferons grâce, tente de passer à une série de votes pour arriver à ses fins. Et là, oh surprise ! 3 élus de son équipe osent lever la main quand il ne fallait pas... Qu’à cela ne tienne, le Maire, illégalement, (mais vous n’étiez pas là, cher public Clamartois, pour calmer ses ardeurs de censeur) interrompt le vote et s’absente pendant une heure pour tenter de remettre ses brebis galeuses dans le droit chemin. Peine perdue, elles récidivent au vote suivant. Et re belote (mais toujours sans jeux de cartes, malheureusement pour nous !) nouvelle interruption de séance et second lavage de cerveau ! Au bout du compte (et de la soirée !) a été voté l’abandon du droit au référendum consultatif demandé par 2000 Clamartois.