Zone de Texte:  Mixité sociale des quartiers

« Les hommes sont comme des pommes, quand on les entasse, ils pourrissent. »

-Mirabeau-

La droite municipale se plaint de voir ses projets concernant le logement dénaturés par l’actuelle municipalité. Voilà un beau programme !

Pendant des années, la ville de Clamart a participé à la baisse de la construction du logement social en France. Le nombre de logements sociaux  construits dans le pays est passé de 89 000 en 1994 à 47 000 en 1999, face à une demande estimée à 1 million de logement.

La droite municipale clame que la ville possède déjà 29 % de logements sociaux.

Mais heureusement que Clamart compte la cité de la plaine (construite de 1947 à 1967), le taux du logement social dans le bas Clamart n’est certainement pas du même ordre.

Quelle est donc la proportion réelle de logement sociaux de la ZAC Hunnebelle ?

Alternative Clamartienne s’est prononcée pour la mixité sociale des quartiers, contre la formation des ghettos, cet engagement étant la seule garantie à long terme d’une baisse effective de l’insécurité et de la délinquance. De plus cette proposition faisait aussi partie du programme de la municipalité en place.

La loi du marché de l’immobilier est simple : la côte d’un quartier monte ou elle descend et elle a pour conséquence de trier les habitants en fonction de leur pouvoir d’achat. La ségrégation spatiale qui s’ensuit redouble les effets l’exclusion sociale subis par les foyers les plus modestes.

Seule la volonté politique peut contrecarrer cet effet : d’un coté, amélioration de l’habitat et des infrastructures publiques des quartiers défavorisés, de l’autre, construction de logements sociaux dans les quartiers où le prix du marché exclu une partie des citoyens.

Alternative Clamartienne s’est engagée vis à vis des électeurs lors des municipales à ce rééquilibrage des quartiers. Nous serons donc vigilants sur les projets en cours : la reconstruction de Bourgogne, le réaménagement quartier de la plaine et le du quartier gare.

Bernard Moreaux