Trois en un (ou le détournement d’un conseil de quartier)

Le 13 décembre 2002, la population du quartier Plaine est invitée à se rendre au conseil de quartier. Comment le savoir ? Il suffit d’être un tantinet curieux et de feuilleter le Clamart infos du mois de décembre qui le mentionne page 18 en une ligne.

Pour cette occasion le comité de pilotage s’est réuni au préalable afin de préparer cette rencontre avec les habitants et de dresser l’ordre du jour suivant : la charte, la médiathèque et quelques questions diverses comme les espaces de jeux et le projet de local jeunes.  

Qu’elle ne fut pas notre surprise lorsque le conseil débute, de voir Monsieur Waldteufel conseiller municipal délégué aux finances, faire un résumé de 20 minutes des orientations budgétaires alors que la veille les clamartois avertis et intéressés s’étaient rendus à la mairie pour le même exposé beaucoup plus complet et interactif. Mais comme ce point doit faire l’objet d’une CONCERTATION PUPLIQUE, il était important de le présenter en urgence à quelques habitants ébahis venus simplement prendre des nouvelles de leur quartier.

Après ce tour de passe-passe, des représentants du cabinet BAPH montent à la tribune plaider et démontrer l’importance du plan local d’urbanisme (PLU). Ce plan doit harmoniser la politique des développements et des déplacements urbains et aussi définir les schémas de développements commerciaux et économiques. Ce discours technico-technicien qui est apprécié des seuls connaisseurs, c’est à dire de Mme Capezzuoli et des intervenants eux-même, a fait fuir le peu d’habitant présent à ce soit disant CONSEIL DE QUARTIER.

Puis comme il est déjà tard et qu’il reste encore quelques courageux dans la salle, Mme Capezzuoli, encore elle, décide de donner l’estocade et fait venir les architectes du cabinet G3A qui s’occupe du projet de reconstruction du futur centre commercial. C’est alors qu’une habitante, peut être un peu énervée par le déroulement de la soirée, rappelle qu’un ordre du jour a été décidé par le comité de pilotage et que celui-ci n’est pas du tout respecté. Elle précise aussi, qu’il est important de distinguer les REUNIONS PUPLIQUES des conseils de quartier. 

La palme de la soirée revient tout de même à Monsieur le Maire qui nous fait l’honneur de sa présence et qui pour calmer les esprits explique qu’avec la future charte, ce genre de dérapage sera désormais impossible. Chapeau bas !

Alors conseil de quartier, réunion publique ou concertation... les trois mon Capitaine !

Sylvain MOREAU