Intercommunalité et démocratie

Comme nous le disions dans la tribune du mois de novembre : Les motivations de l’UDF et de l’UMP clamartoises, pour obtenir un referendum sur l’intercommunalité, nous paraissent assez évidentes : Le territoire proposé ne contient que des villes à municipalité de gauche, dont deux avec des maires... communistes ! Bonne occasion de monter un « coup politique » en agitant de vieux démons, et en criant à « l’exigence démocratique ». Mais si le maire avait proposé une association avec MM. Santini ou Pemezec, parions qu’aucune pétition n’aurait circulé dans Clamart, (ou du moins, pas dans les mêmes mains...) et que l’exigence démocratique serait devenue soudain tout à fait relative ! 

Pour autant ce thème méritait un débat démocratique à la hauteur des enjeux proposé :

On remarque que nous vivons à la « grande époque des questionnaires ». Les politiques ( de Mr Sarkozy à Mr Kaltenbach) ont perçu la demande de plus de démocratie participative, et ils y répondent à leur manière : en questionnant les boites aux lettres ! Je ne reviendrai pas sur toutes les limites de cet outil (questions orientées, absence complète de débat, absence de contrôle des résultats...). Mais une 1ère conclusion devrait sauter aux yeux de nos politiques : ce type de démarche ne recueille jamais plus de 20 % de réponses... Vous pensez que ça les rendrait dubitatifs ? Non. Ils sont contents de leur opération. Les mêmes qui vous diront que Jacques Chirac élu avec 17% des suffrages n’a pas de légitimité, trouvent tout à fait légitime de tirer des conclusions grandiloquentes de 20% de réponses !

Ainsi dans le journal de la ville on a oublié de préciser systématiquement le fait que les pourcentages énoncés porte sur à peine 20% de la population et qu’il ne s’agit pas d’un panel choisi son aspect représentatif et le rédacteur conclu allégrement que 80% des habitants souhaitent que Clamart rejoigne une communauté d’agglomération alors qu’en réalité 8 Clamartois sur 10 ne se sont pas prononcé.

Comme le rappelait Agnès Heurtier lors du conseil municipal du 10 novembre : La démocratie participative c’est bien autre chose, cela demande beaucoup plus d’imagination et d’audace que d’envoyer un questionnaire a la dernière minute et cela demande surtout beaucoup plus d’honnête de la part de la majorité comme de l’opposition

AH et VV