Intercommunalité : un déguisement vide de sens

La municipalité de Clamart se lance, sans débat ni concertation autre qu’un questionnaire fermé, dans l’intercommunalité, organisation territoriale dont les conséquences majeures seront l’éloignement du citoyen des lieux de décisions, une perte d’autonomie pour la ville et la création d’une structure dont le contour géographique n’a pour seule logique que la couleur politique des villes rassemblées. Qu’en sera-t-il après les municipales de 2008 ?

Le regroupement de plusieurs villes autour de projets communs est une nécessité, mais n’y a-t-il pas d’autres réponses qu’une structure figée, dotée de compétences importantes, gérée par un Conseil communautaire éloigné de tout contrôle des citoyens. Il nous paraît bien plus judicieux, comme le pratiquent déjà plusieurs villes de la région parisienne, de développer l’intercommunalité autour de projets à géométrie variable, avec les villes limitrophes, suivant les besoins concernés (urbanisme, transports, culture …).

Comme pour d’autres intercommunalités du département, ce projet Sud de Seine semble taillé sur mesure pour renforcer le pouvoir politique de quelques-uns et permettre l’émergence de baronnies destinées à favoriser la carrière politique d’un seul homme.

Déficit démocratique, inadaptation aux besoins, opacité des objectifs, telles sont les raisons essentielles pour lesquelles Alternative Clamartienne a choisi de voter contre le projet d’intercommunalité lors du dernier Conseil municipal.