Cantine scolaire : Echangerait « mal-bouffe » contre « mal-bouffe »

Il n’a même pas eu la délicatesse de nous bluffer : ses premières livraisons contenaient déjà des plats périmés ! Le prestataire choisi par la mairie pour assurer la restauration municipale par liaison froide, la RGC, livrait, dès le premier jour, des barquettes portant des étiquettes avec une date de péremption dépassée ! Réponse de l’intéressé : il s’agirait d’une erreur d’étiquetage…

Depuis des années, des investissements considérables étaient à prévoir pour rétablir une restauration municipale de qualité. La précédente municipalité porte là une lourde responsabilité.

Pour parer au plus pressé, l’actuelle mairie a fait appel à la nourriture « sous-traitée » (et mal traitée) d’un fournisseur privé. On nous dit qu’il s’agit d’une mesure transitoire dont il faudra tirer les enseignements... Mais qui n’a pas vécu sur son lieu de travail la privatisation de la restauration ? Au début, la qualité est acceptable, le fournisseur calme les appréhensions du personnel. Puis, très vite, on redécouvre la motivation principale d’un prestataire privé : la rentabilité. Mais il est trop tard pour protester.

Trop tard, nous y sommes peut-être déjà. Alternative clamartienne, opposition de gauche, a voté contre la sous-traitance aujourd’hui mise en place, car nous craignions que cette solution transitoire et risquée ne devienne définitive. Nous avons dit et nous confirmons notre choix d’une restauration préparée sur place par un service municipal.

L’actuelle majorité saura-t-elle faire face à ses responsabilités ?