Le difficile exercice de la démocratie locale

 

Après le projet de local SDF dans le quartier gare, c’est celui d’un groupe scolaire au Jardin parisien qui vient interroger le difficile exercice de la démocratie locale.

A la suite d’une consultation de la population adressée à 3000 foyers de ce quartier pour choisir entre une ou deux implantations pour un groupe scolaire, 305 personnes se sont exprimées et 228 ont choisi la double implantation. Porté devant le conseil municipal, ce choix de la population locale a  recueilli l’abstention des Verts et d’Alternative Clamartienne. Les deux formations ont jugé que le projet de deux implantations allait à l’encontre de l’intérêt général en augmentant de manière très significative non seulement l’investissement initial (3,8 M €) mais surtout le fonctionnement en termes de consommation de fluides et d’énergie.

 

On peut s’interroger sur plusieurs points :

-         A quel périmètre de la population les projets doivent-ils être soumis (le projet du quartier gare par exemple ne concerne pas que les habitants de ce quartier) ?

-         A quel stade de leur  développement les projets concernant un quartier doivent-ils être soumis à ses habitants ?

-         L’intérêt général doit-il s’effacer devant le local ?

-         Peut-on considérer qu’une consultation recueillant 10% de taux de participation constitue une véritable expression populaire ?

 

Si nous nous réjouissons de la reconstruction de ces écoles et de l’exercice de la démocratie locale, nous regrettons que sa pratique souffre d’un manque de réflexion préjudiciable à l’intérêt général.